laugavegurinn ultramaraton (photo CV Trail Att)

laugavegurinn ultramaraton (photo CV Trail Att)

mardi 27 octobre 2009

Festival des Templiers


Cela faisait... dix ans que je n'étais pas venu à cette grande fête du trail et après ce Week End je regrette un peu de n'être pas revenu plus tôt. Et encore ce n'était pas prévu au départ car je devais originelement être à Singapour pour couvrir une épreuve North Face. Mais bon cela n'a pas pu se faire et je me suis retourné vers le Larzac, qui est sans doute au demeurant un endroit bien plus propice à la pratique du trail.


Il y a dix ans, en 1999, j'avais couru ici mon premier vrai trail et ma première course au delà du marathon. Cela reste donc un souvenir fort, certains passages étaient bien gravé sur mon disque dur et notamment les descentes que j'avais trouvé très compliqué à l'époque. Je me souviens aussi très bien d'avoir assisté aux arrivées des coureurs de l'endurance trail qui était organisé pour la première fois cette année là, et c'était d'autant plus un évènement qu'il n'y avait pas encore tant de gros ultras de plus de 100 bornes en France métropolitaine à ce moment là... en dix ans, quel changement! Cette vision de coureurs achevant, de nuit, un si long périple m'avait marqué et c'est aussi pour cela que j'ai décidé de prendre part à cette 3e édition de l'Endurance Trail, bien que j'ai depuis eu tendance à un peu "banaliser" ce type de distance et d'aventure.


Enfin il ne faut rien exagérer car courir 120km à travers les chemins et les montagnes reste quelquechose de bien difficile pour moi! La preuve avec cet Endurance Trail: je pars correctement, plutôt même dans le groupe de tête, ça va vite mais pas trop. Et puis au bout de 4h de course je sens la fatique, qui devait être plus présente que je ne le pensais après mes courses de septembre, arriver puis s'instaurer. Après le premier ravitaillement, sur les longues et belles grandes pistes forestières qui nous mènent sagement sur les pentes du Mont Aigual, je cours lentement, me faisant dépasser par un grand nombre de coureur. C'est très mauvais signe et ça ne va pas s'améliorer par la suite. Je vais marcher et vaguement trottiner pendant tout le reste du parcours, avec même pas mal de difficultés, notamment des soucis d'estomac. Mais bon j'ai tout de même pu profiter un peu de ce bien beau parcours et de ses paysages qui m'ont vraiment plu, les châtaigniers aux couleurs de l'automne, les vieilles bâtisses, le vent au sommet de l'Aigual, j'ai finalement passé malgré tout un bon moment. Comme je n'étais rapidemment plus dans la course et que mon seul but était de finir, j'ai pensé à plein de choses durant ces kilomètres, et plutôt des pensées positives:j'ai un peu passé en revue toutes les belles courses et les beaux voyages que j'ai fait ces deux dernières années notamment. Bref un curieux moment où je n'étais pas bien du tout physiquement mais où mentalement ça allait. La fin de course fut tout de même vraiment dure car j'étais carrément malade et les deux dernières descente de Cantobre et du roc nantais sont délicates de nuit. Discuter avec quelques amis qui s'inquiétaient un peu de mon état en me dépassant a également été d'un bon secours. merci à eux, ainsi qu'à Magali Juvénal qui a pris le temps de me filer un anti-nausée avant de filer vers une très belle 3e place. Dans le roc nantais j'ai échangé avec un concurrent lillois qui semblait très content de sa course, et je me sentais un peu mieux avant de connaître à nouveau des grosses difficultés dans la descente. Je finis avec mes amis chevaliers du vent Fabien Bruisson et Bruno Ringeval, pour une belle arrivée main dans la main. Belle balade tout de même, mais je pense qu'il va sérieusement falloir songer à se reposer.

La récupération est cependant plutôt active les deux jours suivants car le lendemain je suis sur le salon des courses nature où j'aide un peu Philippe Delachenal à tenir le stand de "courir et découvrir" après avoir fait le tour des stands où je retrouve de nombreux organisateurs et amis. La saison 2010 s'annonce belle, avec sans doute la guadarun, la piste des oasis, de nombreux évènements en France et en point d'orgue l'Himal Race. Pour cette dernière il va falloir que je trouve des sponsors car le budget est élevé, mais cette superbe trajectoire himalayenne, je ne peux pas la rater...La journée se poursuivra autour de rencontres et d'échanges sympas autour du stand de courir et découvrir et du Tour des Glaciers de la Vanoise. La GTA promet d'être disputée l'an prochain (voir le post plus haut)...

Le lendemain je suis debout dès potron minet pour suivre la course avec Hubert, Jean Philippe et Hervé. Nous irons, non sans difficultés parfois, à chaque point de ravitaillement pour assurer le suivi live de la course. Mouvementé mais bien sympa de vivre la course de ce point de vue aussi. Je suis frappé par le nombre de voiture qui suivent la course, chacun encourageant son poulain et essayant de se tenir au courant de la tête de course. Après le dernier passage à Cantobre nous avons juste le temps de filer sur la ligne pour voir l'arrivée victorieuse de Thierry Breuil. Une petite heure plus tard arrivera Maud Girault. Tous deux remportent aussi le titre de champion de France.
Je reste ensuite sur la ligne un bon moment, pour faire des images, quelques interviews et bien sûr accueillir de nombreux amis à l'arrivée. Le tout dans une ambiance bien sympathique, avec juste ce qu'il faut de mise en scène, à l'image de cette organisation hyper rodée mais qui a su garder taille humaine pour le respect des lieux. Toujours intéressant de voir ce défilé de coureurs franchissant la ligne, avec des expressions, des gestes ou des mimiques bien différentes: regards vers le ciel, arrivée avec le bambin dans les bras, simple sourire ou grosse grimace... autant de façons d'arriver que de tempéraments.

1 commentaires:

phoreau a dit…

Un plaisir de te revoir Sylvain. Après la Piste des Oasis, la Sainte Victoire, Chamonix...
Une nouvelle fois un très beau texte.
A bientôt sur les chemins.
Pierre