laugavegurinn ultramaraton (photo CV Trail Att)

laugavegurinn ultramaraton (photo CV Trail Att)

dimanche 24 mai 2009

Contre la Mon'trail



Un jour férié de mai, en Ile-de-France ; pas l’ile de France des banlieues chaudes et du béton, non, celle des belles forêts de feuillus toutes de vert vêtu au printemps, celle des étangs et des marres aux canards. Celle, bien sûr, qui attirent les trailers et autres amoureux de la nature dès que le soleil daigne montrer le bout de ses rayons. Il étaient deux cents à s’être ainsi donné rendez-vous à Cernay pour la deuxième édition de cette course pas comme les autres, disputée en duo, les deux équipiers reliés par une corde, sur un parcours de huit kilomètre plein de surprises.
Huit kilomètres en forêt, vous me direz, ça n’est guère surprenant ni infranchissable comme menu… Seulement ces huit kilomètres là le sont, surprenants, assurément. Infranchissables, non, ce qui autorise d’ailleurs des coureurs de tous niveaux à se présenter au départ, pas effrayé et tout de beaux habits neufs vêtus…si ils savaient !… Au départ, pas trop de soucis pour les belles chaussures blanches : quelques chemins un peu gras, déjà mais bon rien de bien méchant… Au bout d’un kilomètre, une première flaque : certains essayent de la contourner !… Mais c’est reculer pour mieux sauter : un peu plus loin ; plus le choix : une petite marre se dresse sur le chemin et pas d’erreur le parcours passe bien par là. Allons, franchissons…Ce n’est qu’un début : si,si il faut bien plonger dans l’eau du fossé… On en a jusqu’à la taille, mais c’est ainsi. Le premier étonnement passé, les sourires sont à nouveau là. Après tout…
Certains, prévenus ou ayant déjà participé l’an passé, ont prévu le coup : déguisement, lunettes de plongée, des équipements de circonstance. Quelques beaux plongeons dans la boue, pour la photo et pour une franche rigolade…quelques chaussures, aussi, englouties un instant dans la boue profonde, font les frais de l’opération. L’heure n’est pas vraiment à la compétition acharnée, même si certains vont vite et que tous fournissent un effort assez soutenu quand même : car outre les passages trempés le parcours offre quelques belles petites côtes et des passages techniques hors chemin qu’il faut négocier avec prudence, surtout attaché ainsi avec une corde. Quelques accrochages avec les branches surgissent également. Les sourires sont cependant les plus nombreux pour accueillir ces rebondissements insolites.
Ludique, tel est le qualificatif le mieux adapté à cette épreuve à part.
Et elle l’est jusqu’au bout, au passage final de la dernière marre située dans un près à l’entrée de Cernay. Ambiance bucolique, tranquille. Il manque juste un peu de soleil pour se sécher plus rapidement, mais qu’importe, chacun semble avoir passé un bon moment. Les commentaires sont enthousiastes : « C’est une course vraiment originale et conviviale » déclare ainsi Stéphane Chuberre, qui organisera dans quelques semaines le premier trail des lavoirs. « On a apprécié le fait de courir en équipe et sur ce parcours de dingue » renchérissent Christophe Binovski et David Choupault , venus en voisins.
Le buffet campagnard offert à tous les participants est bien apprécié également. Une belle journée de sport et de détente qui se poursuit. Un peu plus loin, dans le pré abandonné par les coureurs, une petite famille de canards regagne ses pénates et se plonge à nouveau dans leur marre… Un peu dérangés par les étranges barbotteurs qui ont occupé les lieux dans la matinée, mais bon sans rancune apparemment !

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